Sabbats et Traditions

Un petit Blog pour revenir aux Racines Sorcières au travers des Sabbats et de leurs Traditions véhiculées au fil du temps.

22 octobre 2008

Samhain et Halloween, deux Histoires ancestrales

Comme vous le savez sans doute tous, Samhain, le nouvel an des sorciers, connait certaines extensions : Halloween est une fête se déroulant dans la nuit du 31 octobre au 1e novembre, date également de la Toussaint chrétienne. Il est de tradition de décorer des citrouilles ou des potirons (« Jack O’lantern », pour les anglais) en y gravant un visage au couteau avant d’y mettre une bougie à l’intérieur pour l’éclairer. C’est aussi le moment privilégié où les enfants déguisés sortent dans la rue quémander des bonbons en criant « Un bonbon ou un sort ! » (« Trick or treat ! »). Mais au delà de ce folklore contemporain et du rituel sabbatique exécuté par les païens se cache toute une tradition, qui tire ses origines du celtisme, il y a de cela des siècles et des siècles. Etant donné l’importance de cette célébration, j’ai trouvé important d’effectuer un petit retour sur les origines et la tradition d’Halloween. Tous à vos citrouilles !



¤ SAMHAIN ET HALLOWEEN, DEUX HISTOIRES ANCESTRALES ¤

Comme je l’indiquais plus haut, avant de devenir une fête traditionnelle américaine, Halloween, dont le nom n’est apparu que bien plus tard, tirait ses origines dans celtisme, environ 2500 ans en arrière. A cette époque était déjà fêté la plus importante des fêtes : Samhain, le nouvel an des Gaulois, période au cours de laquelle les troupeaux étaient ramenés des prairies aux étables, et le soleil remercié pour la moisson qui représentait une aide inestimable contre les ténèbres et le froid qui approchaient. Ce jour là, les celtes pensaient que les esprits pouvaient refaire une brève apparition dans le monde matériel, au travers d’un passage entre le monde des vivants et le monde des morts.

Les déguisements des enfants remontent déjà à cette époque : en effet, les celtes se paraient déjà d’affreux déguisements dans le but d’effrayer les esprits mauvais. La fête de Samhain pouvait durer jusqu’à deux semaines, au cours de laquelle étaient dressés d’immenses festins. La viande de porc était remplacée par deux taureaux blancs liés par les cornes, sacrifiés après la cueillette du gui. On y buvait de la bière, du vin, et évidemment de l’hydromel.

Symboliquement, c'était également le moment de fêter la fin de la 3e et dernière récolte de l'année et de préparer ses provisions pour l'Hiver qui approche. Toutefois, le côté "fête des morts" existait déjà à l'époque, puisque les Celtes croyaient que, dans la nuit de Samhain, les esprits des morts revenaient dans le monde des vivants pour les posséder, ainsi ils auraient à nouveau accès au monde matériel. Lors de Samhain, le monde des vivants et celui des morts n'étaient plus séparés, et cette sorte d'entre deux permettait aux esprits de se mêler aux vivants.

Mais c'est également lors de Samhain, dans les croyances populaires, que les pouvoirs du Diable et des Sorcières étaient à leur apogée. Ainsi, pour éviter de se faire posséder ou d'attirer les mauvais esprits, ils avaient pour coutume d'éteindre le feu dans leur cheminée. Les Druides, au contraire, allumaient un grand feu entouré par un cercle symbolisant le soleil afin de chasser les mauvais esprits et de redonner de l'énergie au soleil mourant. C'est d'ailleurs à partir de ce feu que les villageois ravivaient leurs foyers le lendemain matin.

Bien qu'avec l'arrivée des Romains, de nombreuses coutumes celtes aient disparu, celle de Samhain a pourtant perduré. En effet, Samhain fait partie des fêtes reprises par les Romains, même s'ils y ont apporté quelques modifications (ils ont par aboli les sacrifices humains lors des rituels, ou après la nuit de Samhain, quand les Druides pensaient que quelqu'un était possédé par un mauvais esprit.).

Samhain poursuivit ainsi son chemin jusqu'au 4e siècle environ, date à laquelle le catholicisme envahit l'Irlande, avec la ferme intention d'éradiquer les rites païens de ces terres. Finalement, Samhain dura encore, même si l'Eglise y a elle aussi apporté quelques modifications. Ce n’est que plusieurs siècles plus tard, en effet, que Samhain fut incorporée au calendrier chrétien, au 8e siècle exactement, lorsque le pape Grégoire III déplaça la fête des saints en novembre. Ce fut toutefois son successeur, Grégoire IV, qui décréta que la « Toussaint » se déroulerait le 1e novembre, jour exact de la célébration de Samhain. C’est à cette époque que serait apparue l’appellation d’ « Halloween », dérivée d’ « All Hallow’s Day », traduction anglophone de la Toussaint. Dès lors, on peut dire qu’en quelque sorte, deux fêtes différentes sont nées : celle des païens, et celle du peuple.

Peu à peu, dans des pays tels que la France, la culture celte commençait à disparaître, victime de la vague de christianisme. Paradoxalement, elle a continué à se développer en Irlande, en Ecosse, au Pays de Galle et dans certaines régions d’Angleterre. C’est à ce moment qu’est apparu le « Colcannon », un plat irlandais typique servi à Halloween, fait de pommes de terre et d’oignons frits. Puis, à la suite d’une grande famine qui entraîna l’émigration des Irlandais vers les Etats Unis, les pratiques d’Halloween commencèrent à faire leur apparition de l’autre côté de l’océan, sur le continent américain, emportant avec elles l’un des personnages les plus éminents d’Halloween : Jack’o’Lantern. Petit à petit, les pratiques et la fête d’Halloween continuèrent à se développer en Amérique jusqu’à devenir une fête nationale au 19e siècle.

Posté par yunaminhai à 10:33 - Naissance et Histoire des Sabbats - Commentaires [0] - Permalien [#]
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