01 octobre 2008
Méditation Druidique de Samhain
Samhain, le temps de la récupération
Lors
de Samhain, un cycle s'achève et un autre recommence. C'est bien
évidemment le temps pendant lequel il est utile de faire le point sur
soi, sur l'année ésotérique qui vient de s'écouler etc, mais également
et surtout de récupérer pour entamer sainement la nouvelle année qui
démarre. C'est également le moment d'accepter nos peurs, nos doutes, de
faire des concessions pour recommencer l'année sur des bases saines. Il
est bien dit que la peur freine l'évolution, ce serait dommage de
devoir la garder en nous lorsque l'on a l'occasion de s'en débarasser !
Pourtant, ce n'est pas en s'innondant de lumière que l'on parvient à
chasser le noir, mais bel et bien en prenant conscience de son
existence. C'est un peu ce que tente de nous faire comprendre la Déesse
Wiccane sous son aspect de "vieille". Elle nous aide à prendre
conscience de nos peurs et de nos faiblesses, non pas d'une façon
négative et mauvaise mais plutôt pour nous aider à revenir à la lumière.
La
méditation de Samhain vous incite donc à faire face à vos peurs et au
côté noir qui sommeille en vous pour pouvoir continuer à évoluer sur le
plan spirituel. Pour cette méditation, il vous faudra placer une pierre
au centre de votre autel, symbole de force et de sagesse ancestrale.
Comme l'Arbre de Vie, une pierre dressée est un "axis mundi" qui nous
connecte avec les mondes inférieurs et les mondes supérieurs. Préférez
donc choisir une pierre qui vous attire, vous ressemble, etc, de
préférence trouvée dans la nature plutôt qu'achetée dans un magasin.
Vous avez également la possibilité de faire cette méditation en
musique, de préférence des percussions. Cette méditation a pour nom la
"Chaise de la Vieille". Vous pouvez enregistrer le texte ci dessous
pour vous aider à visualiser, ou même demander à une tierce personne de
vous le lire. Un peu comme le rituel de vies antérieures proposé sur ce
site, il est recommandé de lire doucement, d'une voix monocorde et
fluide, et d'éviter les voies aigues. Vous pouvez répéter cette
méditation plusieurs fois, voire la faire en plusieurs étapes, et noter
au fur et à mesure vos impressions, vos sentiments, etc.
"Il
est minuit. Vous vous tenez au pied d'une montagne au Nord. La lueur
des étoiles révèle d'énormes rochers répandus sur un paysage rocheux de
falaises et de moraines. Il fait très froid ; vous voyez dans l'air
glacial la vapeur de votre souffle quand vous expirez. Le silence est
profond, mais de temps à autre, il est brisé par le son du vent qui
souffle des cimes.
Tandis que vos yeux s'accoutument à la
lumière estompée, vous discernez une piste blanche étroite qui serpente
parmi les rochers levant, et vous savez que c'est votre chemin. Vous
commencez l'ascension difficile de pentes menaçantes, suivant le ruban
blanc à peine discernable devant vous, passant de temps en temps par un
cairn de pierres marquant le chemin et montrant que d'autres vous ont
précédés... Et au bout d'un long moment, ou d'un temps assez bref, ou
tout de suite, vous prenez conscience de ce que le sentier vous a
conduit à un énorme tas de pierres affectant la forme d'une chaise,
gravée de nombreuses spirales, et de cercles concentriques.
C'est
la Chaise de la Vieille, et elle est assise ici, vous regardant avec
l'oeil qui se trouve au milieu de son front : une énorme vieille femme,
avec un visage bleu nuit dans lequel son oeil unique brille comme une
étoile. Ses cheveux comme blancs de gel tombent comme des congères
autour de son corps. Deux serres de fer émergent de ses robes bleu nuit
; l'une tient un grand marteau de fer. Sur une épaule, perche un hibou
avec des yeux de topaze qui ne clignent pas ; à ses pieds est allongé
un long loup gris, endormi.
Quand vous l'approchez, elle se lève
lentement, et c'est comme une montagne qui se dresse. Elle vous invite
à la suivre, et elle vous conduit sur le sol rocheux éclairé par les
étoiles du haut d'une falaise. Là, elle vous dit de vous allonger sur
le ventre et de regarder par-dessus le rebord. Vous vous retrouvez en
train de regarder un tourbillon profond, sombre, bouillonnant, d'où
émerge une image... l'image de votre moi Ombre - une partie de vous que
vous tenez cachée le plus souvent. Votre moi Ombre peut personnifier
votre colère, votre peur, votre jalousie, votre orgueil, ou n'importe
quelle partie de vous que vous avez du mal à accepter. Regardez de près
cette figure. Observez quels sont les sentiments qui se font jour
alors. Maintenant, dites honnêtement à votre Ombre quels sont vos
sentiments à son sujet... Et maintenant, prêtez une voix à votre Ombre,
et laissez-la répondre... Demandez à votre Ombre ce qu'elle veut
vraiment de vous... A nouveau, écoutez sa réponse... Pourquoi veut-elle
cela ?... Qu'a-t-elle à vous offrir si vous satisfaites ses besoins
?... Dialoguez de cette façon jusqu'à ce que vous soyez tombés
d'accord. Une fois que vous avez conclu un accord, regardez à nouveau
votre Ombre et remarquez si elle a changé en quelque façon... Remerciez
votre Ombre pour cette rencontre et voyez son image se dissoudre
lentement dans le tourbillon.
Et maintenant, les eaux
bouillonnantes s'apaisent, et vous regardez dans une surface argentée,
calme, qu'aucune ride ne trouble. Vous vous apercevez que vous pouvez
la toucher - et ce n'est pas du tout de l'eau, mais une surface dure
réfléchissante, et une vieille voix coassante dit, avec une note de dur
amusement : "Bienvenue au miroir de ton esprit!"
Vous vous levez
et faites un pas en arrière - et vous vous apercevez que maintenant
vous ne regardez plus le miroir, mais dans l'oeil profond, semblable à
un étang, de la Cailleach, tandis qu'elle s'assoit sur sa chaise de
pierre. Et continuer de regarder dans cet oeil, c'est comme regarder
dans les vastes étendues du ciel de minuit, illuminé par d'innombrables
étoiles... Vous êtes rempli d'un sentiment de calme, de paix, et de
bien-être, qui semble durer très longtemps. Progressivement, vous
prenez conscience de ce que vous regardez le ciel étoilé, et la Vieille
Femme n'est plus là. Sa chaise de pierre est vide, le hibou et le loup
sont partis, et vous êtes seul sur un versant venteux de la montagne,
avec le vent qui souffle autour de vous. Tandis que vous revenez par
l'étroite piste blanche, vous prenez conscience, petit à petit, que
vous êtes allongé dans cette pièce, en ce moment, et quand vous
atteignez le pied de la montagne, vos yeux s'ouvrent, et vous revenez
totalement, vous sentant très éveillé, calme et relaxé".
Cette méditation est extraite du livre "Vivre la Tradition Celtique au fil des saisons" par Mara Freeman.
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